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Une vingtaine de kilomètres de galeries ont été explorées par les archéologues. Les plus anciennes remontent aux XIe et XIIe siècles. Seules 900 m de galeries seront ouvertes au public à partir de 2021, permettant un aperçu des différentes périodes et techniques d’exploitation.

Une exploitation dès le Moyen Age :

La mine médiévale impressionne par ses très vastes cavités aux voutes noircies par la suie. A l’époque la technique d’abattage par le feu est utilisée pour creuser la roche. Très consommatrice en bois, cette technique permet d’avancer très lentement. Les archéologues ont montré que les mineurs ne progressaient que de 2 à 5 mètres par an ! Près de 5 entreprises se partagent les concessions pour exploiter le site depuis la surface. Sur plus d’un siècle, c’est près de 3 à 6 tonnes d’argent qui seront extraits. Les mineurs habitent probablement sur place, dans le vallon, mais aucune trace ne nous ait parvenue.

La mine Moderne, une des plus importantes des Alpes :

La mine est reprise dès le milieu du XVIIIe siècle, cette fois c’est l’explosif qui va permettre le creusement des galeries. Les galeries principales de Saint Félix (1760), puis de Santa Barbara (1770) et de Charles-Emmanuel (1780) sont successivement percées.  De nombreuses constructions sont alors érigées à l’extérieur pour permettre le traitement du minerai (broyage, lavage, fonderie, etc). A l’époque 15 à 50 mineurs sous terre extraient près de 2000 tonnes de minerai.

Au milieu du XIXe siècle, la mine est reprise par les Grandis, mais malgré de gros travaux, le filon de galène argentifère semble s’épuiser. De nombreuses infrastructures et outils de cette période nous sont parvenus (trémies, canal, wagonnet, pompe).

Au début du XXe siècle, l’exploitation est relancée, cette fois pour extraire du zinc. La galerie Negri est percée, le site bénéficie d’une électrification partielle pour le transport du minerai dès 1908, et une nouvelle usine de préparation du minerai est construite à proximité du tout nouveau barrage des Mesce dès 1916. La mine participe alors au développement de technologies nouvelles comme l’hydroélectricité et l’électrométallurgie, avant sa fermeture définitive en 1930. A son apogée la mine, entre sous-sol et surface, fait travailler près de 300 personnes !

Photo 3.a : Photo d’archéologie expérimentale, abattage par le feu  ©xx

Photo  3.b : Plan du XIXe siècle ©xx

Photo 3.c : Mineurs à l’intérieur de la mine ( ?) ©xx